Direction Alsace, région viticole réputée pour

ses grands vins blancs, à la rencontre de Mireille Thiébaut sympathique

quinquagénaire amoureuse du vignoble Alsacien, de ses terroirs et de ses paysages.

Cette ancienne guide nature, environnement et patrimoine jadis auto-entrepreneuse

pour « Les Blancs d’école » revient sur ses expériences et sa conception de l’oenotourisme…

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Quand avez vous crée votre entreprise « Les Blancs d’école » ? Pourquoi ce nom ?
Cela remonte à 2008, le nom choisi est en fait le résultat d’un lapsus, alors que je parlais avec des amis de mon projet je me suis exclamée en plaisantant « je vais retourner sur les « blancs » » et non bancs de l’école. La majorité des vins d’ Alsace étant blancs j’ai trouvé cela plutôt cohérent et j’ai opté pour ce nom.

 

 

Que faisiez vous alors ?
J’étais Guide Oenotouristique / Guide nature diplômée d’État  BPJEPS nature, environnement et patrimoine Spécialisée dans la découverte du vignoble et des vins d’Alsace.

Mon travail était axé sur la découverte de la nature, je faisais visiter les vignobles et les vignes en priorité et proposais des ateliers découvertes ou/et créatifs en partenariats avec divers intervenants (pharmacienne, sophrologue…) dans la nature.

J’animais aussi des rencontres avec les vignerons, visites de caves, découverte du patrimoine viticole, initiations à la dégustation…

 

 

 

Pourquoi l’oenotourisme ? En quoi cela consiste-il selon vous ?
L’oenotourisme c’est l’association de différents acteurs :

du monde viticole, de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme.

L’oenotourisme gagne à se développer et est prometteur. On constate que les consommateurs ont un réel intérêt pour la découverte du patrimoine dans les régions viticoles à travers l’apprentissage des notions de terroir, de la fabrication du vin, des accords mets/vins et de la rencontre avec le/les producteurs. Aussi, il tend à se démocratiser et à concerner un large public venant de divers horizons…

Le problème en France, mais cela progresse petit à petit, c’est que ces 4 milieux ne se

côtoient pas du tout. [acteurs du monde vitivinicole, acteurs du tourisme, acteurs de

l’hôtellerie et de la restauration]

 

 
Quelles difficultés avez-vous rencontré ?
L’Entrepreneuriat n’est pas chose aisée, la difficulté étant d’être seul(e) pour se faire connaître, et pour investir. En effet, les charges sont lourdes lorsqu’il s’agit d’être référencé(e) par les institutions touristiques ; la création de mon site représentant à lui seul 500 à 600 € de frais par mois.

Cette activité ne me permettait pas de vivre. J’ai donc repris mon activité de technico-commerciale par défaut, je plaisante souvent en me disant :

«  Technico-commerciale pour manger et guide oenotouristique pour boire… »

Enfin, j’ai pour deuxième langue couramment parlée l’allemand et seulement quelques notions en anglais or la maîtrise des langues est essentielle voire indispensable en tourisme.

 

 
Comment avez-vous crée votre réseau ?

J’avais déjà un réseau de vignerons pour lesquels je travaillais, j’ai élargi mon carnet d’adresses en allant à la rencontre des hôteliers et restaurateurs locaux.
Selon vous, quelles sont les qualités indispensables pour travailler dans l’oenotourisme ?
Bien entendu il faut connaître le milieu viticole, les terroirs, les vins, mais il faut aussi aimer

le contact avec autrui et le partage. Se constituer un bon réseau est primordial plus encore lorsque l’on veut être guide.

 

 
Votre salaire était-il satisfaisant ?
Dans le cadre de mon année de formation j’ai bénéficié de l’AIF (Aide Individuelle à la Formation) pendant 3 ans. Mon activité dégageait quelques bénéfices que je ré-investissais par la suite, notamment dans une exposition des arômes des vins que j’avais montée.

Le salaire n’était donc pas suffisant pour subvenir à mes besoins.

 

 
Des projets ?
Je regrette d’avoir à abandonner l’oenotourisme. C’est pourquoi j’envisage aujourd’hui de former les vignerons à l’oenotourisme qui parfois n’ont pas idée du potentiel touristique de leurs exploitations ou bien qui n’ont pas les compétences nécessaires à l’accueil de public.

Si cela fonctionne, je travaillerai à plein temps et cesserai mon activité de technico-commerciale.

 

 

 

 

Anecdotes / coups de cœur ♥

Cépage ou vin préféré ?

Je suis une grande fan du riesling, c'est un vin qui a besoin de temps pour vieillir et qui alors révèle après quelques   années une belle puissance aromatique.
Sans vouloir être chauvine, je considère que les vins blancs d'Alsace comptent parmi les meilleurs du monde ; nous avons un terroir et des traditions   particulières qui produisent des grands vins.

Une adresse à conseiller en Alsace ?

J'ai plus d'une adresse à conseiller, mais je citerais par exemple Le Domaine Engel à Rorschwihr où Xavier Baril producteur vous parle   avec passion de ses vins biologiques ou encore le Domaine Hering à Barr.

 

 

 

Propos recueillis par Blanche Ganot

 

Site toujours disponible pour les curieux : http://www.lesblancsdecole.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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